Rencontre avec Amel Bent

Tête à tête avec la plus célèbre de nos adhérentes !

Entre un nouvel album en cours de finalisation et une tournée à préparer, pas facile de se concentrer sur soi et son Programme alimentaire. Comme toujours souriante et comme toujours pressée, Amel Bent s’est attablée devant une limonade à la figue (faute de pouvoir commander son soda favori) en compagnie de Muriel Chabanois, Directrice Recherche et développement des programmes pour la France… et animatrice d’Amel pour nous parler de son actualité, de ses projets… et du regard (enthousiaste) qu’elle porte sur elle-même après avoir retrouvé la ligne grâce à Weight Watchers.

WeightWatchers.fr : Vous reprenez actuellement « Quand la musique est bonne », premier titre extrait du futur album « Génération Goldman 2 ». Vous n’étiez pas née quand ce titre est sorti. C’est quand même quelqu’un qui vous évoque quelque chose, quelqu’un d’important, Jean-Jacques Goldman ?

Amel Bent : (étonnée) Bien sûr que ça me parle ! Heureusement que je ne me contente pas de m’intéresser aux artistes de ma génération ! Et je pourrais tout aussi bien vous parler de Brel ou d’Aznavour… Faire un concert avec Johnny, qui m’a invité pour son anniversaire le 15 juin, c’est aussi quelque chose qui me parle. Après, je ne raisonne pas en termes d’importance, mais d’envie. Je pense que ce qui est important, c’est de découvrir de nouvelles choses, de nouvelles personnes.
Ce qui explique le choix de Soprano pour vous accompagner sur ce titre, alors qu’il vient d’un univers très différent du vôtre ?

Oui. Je suis très heureuse d’avoir été choisie pour assurer le premier single de ce nouveau projet. Et comme il fallait que ce soit un duo, j’ai proposé de le faire avec Soprano. Au début, on m’a regardée avec des yeux ronds (« Quoi, il va rapper du Goldman » ?) (rires). Mais on oublie que s’il s’appelle Soprano, c’est parce que c’est au départ un chanteur, et un bon. Et il est comme moi - et comme beaucoup d’artistes de ma génération - il aime les mots, et donc les auteurs de grands textes, comme peut l’être Jean-Jacques Goldman.
Ce titre est un peu une parenthèse dans la préparation de votre nouvel album, qui sortira à la rentrée. Il est prêt ?

Il est finalisé à 90 %. Je suis allée chercher à Los Angeles des personnes qui pouvaient m’apporter la possibilité de me renouveler – parce que c’est mon 5e album et que je ne voulais pas tourner en rond – tout en gardant la même couleur musicale, parce que bien sûr, je veux rester moi-même. Je ne vais pas changer ce que je suis. Et c’est pour cela que ce disque sera à nouveau très autobiographique. Je ne sais pas parler d’autres choses que de moi ou de ce que je connais. Je me suis rendue compte avec le disque précédent que, quelle que soit la qualité des textes que l’on me proposait, je ne me sentais pas à l’aise avec ceux qui s’éloignaient de mon univers et que je les chantais sans les vivre vraiment. Ça sonne faux dans mon esprit. Ce qui ne m’empêche bien sûr pas de défendre tous les titres que j’enregistre avec la même énergie, puisqu’une fois que je les ai choisis, j’assume totalement mes décisions.
Vous enchainerez ensuite avec une longue tournée. C’est un peu un retour à votre « vraie » carrière d’artiste, après l’épisode « Danse avec les stars », non ?

En faisant « Danse avec les stars », je n’ai pas du tout l’impression de m’être éloignée de mon métier. Au contraire, cela m’a permis d’élargir ma palette en tant que danseuse – et vous vous en rendrez compte lors de ma prochaine tournée, qui débute en novembre et va durer un an et demi !
Une tournée qui implique d’être en forme. Parlons justement de votre parcours avec Weight Watchers. Avez-vous rencontré des difficultés ?

Mon problème, ce sont les quantités. J’avais besoin de manger beaucoup, pour me remplir. Du coup, et ça j’en ai parlé tout de suite à Muriel, j’avais peur de ne pas parvenir à la satiété en faisant Weight Watchers. Et en fait, j’y arrive très bien. J’ai juste freiné sur les féculents, que j’ai remplacés par des grandes quantités de légumes verts (haricots verts, courgettes). D’ailleurs, dans mon congélateur, qui est tout petit il n’y a rien, sauf ça (rires). Et j’ai quasiment renoncé à mon meilleur ennemi, le pain. J’en consommais énormément auparavant – même avec de la pizza ! – ce que je ne fais plus maintenant. Mais c’est vrai que c’est parfois dur de résister, par exemple au resto, quand il faut attendre avec face à soi une corbeille de pain et un petit pot de beurre. C’est pour ça que j’ai mes habitudes dans certains lieux : ils me connaissent et me servent automatiquement ce que je veux, par exemple la sauce à part. Et ça me va très bien : je n’ai pas vraiment besoin de variété dans mon alimentation, en fait comme je suis difficile, j’aime manger la même chose, cela ne me gêne pas. Simplement, au lieu de faire comme avant et d’aller au fast food dix jours de suite, je mange plus sainement. J’ai des goûts assez enfantins, en fait. Du steak haché ou du poulet (le blanc uniquement, attention !), voilà ce qui me convient. Mais j’évolue (un peu). Je mange des fruits, maintenant, par exemple. Ça ne me serait pas venu à l’esprit avant, à part pour faire plaisir à ma grand-mère et à condition qu’elle ait épluché elle-même une clémentine, parce que là elle n’a pas le même goût.
Comment réagit votre entourage ?

Autour de moi tout le monde est au courant, bien sûr, et les choses ont changé, notamment au catering, lors de prises de vue ou de tournages (pas toujours, malheureusement). Je me retrouve moins souvent obligée de choisir entre des lasagne pleines de crème et des côtes de porc, par exemple… Et maintenant ma loge est encore plus appréciée des membres de mon équipe, qui savent qu’ils vont y trouver des fruits frais !
Et en termes d’activité physique, où en êtes-vous ?

(Un temps de réflexion) C’est compliqué. L’expérience Danse avec les stars a laissé des traces… Il faut savoir que je n’étais pas du tout sportive et que je me suis retrouvée à faire 10 heures de sport intensif par jour. Et j’ai adoré ! Au début du moins. J’ai eu un moment d’euphorie où je me suis dit : « C’est génial, il faut que je continue à faire du sport toute ma vie ». Mais ça n’a duré qu’un temps, et ensuite je n’en pouvais plus, à tel point que mon manager était obligé de me trainer aux séances d’entrainement. C’est dur, 10 heures par jour, je vous assure ! Du coup, après l’émission, j’ai arrêté tout net, je ne supportais plus même l’idée d’une activité physique. Mais depuis quelques semaines, je ressens à nouveau le besoin de bouger plus. J’ai pris contact avec un coach sportif – on s’est parlé, c’est un bon début, non ? Et je suis allée faire un tour dans une salle de sport, pour reprendre en douceur. J’ai testé des appareils et fait une demi-heure d’elliptique. Peut-être que je devrais essayer la zumba. J’ai une amie qui en fait – en même temps qu’elle suit le programme Weight Watchers – et elle a perdu 9 kilos, ça motive ! En plus, il faut « juste » avoir le sens du rythme et aimer danser. C’est tout moi, non ? Quoi qu’il en soit, pour ma tournée, je vais à nouveau bouger !
Vous avez eu des surprises en perdant du poids ?

Je me suis rendue compte – comme Muriel me l’avait dit, d’ailleurs – que l’objectif que je m’étais fixé au départ n’était pas cohérent. J’ai atteint au moment de l’émission un poids assez proche de celui-ci – plus bas donc que celui que Muriel m’avait conseillé – et je ne me suis pas plu… J’ai besoin de garder des rondeurs, des joues. Le visage trop fin, ça ne me va pas, ce n’est pas moi et même si on me disait beaucoup que j’étais « trop belle comme ça » (rires), je ne me reconnaissais pas. Là je me sens bien, réconciliée avec mon corps depuis ma perte de poids. Je ne passe plus mon temps à « vérifier » (vérifier que je suis bien, que sous cet angle je passe bien, que l’on ne voit pas trop telle ou telle partie de mon corps, etc.). Là où c’est le plus flagrant, c’est à la piscine : avant, une fois installée au soleil, je ne bougeais plus. Et si j’étais obligée, je m’enroulais dans ma serviette pour me dissimuler au maximum et je faisais le trajet en marchant à reculons, de façon à toujours rester de face... Maintenant, je n’ai plus de problème. Je ne me cache plus et, limite je prends mon temps pour faire le tour du bassin (éclat de rire) !