Les déclencheurs alimentaires

Les déclencheurs, ce sont toutes ces petites choses qui provoquent notre faim, qu’elle soit physique ou émotionnelle, et nous incitent à manger...


Ces déclencheurs peuvent être physiologiques, liés à notre environnement ou à nos émotions. Et ils peuvent évidemment avoir une influence très négative sur la perte de poids…


Les déclencheurs physiologiques

La première chose qui nous pousse à manger est, évidemment, la faim physiologique. Celle qui est déclenchée par la baisse du taux de glucose sanguin et qui provoque la sécrétion d’une hormone, la ghréline et de neuromédiateurs dans l’hypothalamus (peptide Y, hypocrétine, endocannabinoïdes) qui nous conduisent à la recherche de nourriture.

Cette faim physiologique peut être modulée par la régularité des repas, l’équilibre alimentaire, le type d’aliments que l’on consomme (rassasiants ou non)… On est, en effet, beaucoup plus sensibles aux déclencheurs « externes » lorsque l’on a faim que lorsque l’on est rassasié1.

Les déclencheurs émotionnels

Une madeleine qui nous rappelle notre enfance, un morceau de chocolat pour se réconforter après une contrariété, nos émotions nous conduisent à manger, sans avoir réellement faim2. Pour pouvoir répondre à cette « faim émotionnelle », la première étape est comprendre les sentiments qui la déclenchent puis de trouver les solutions qui peuvent permettre de s’occuper les mains et la tête pour détourner son attention de la nourriture.


Besoin d'idées pour gérer vos envies de sucre ?

Parfois, c’est très simple, vous avez beau tourner le problème dans tous les sens, le fait est que vous avez juste envie de manger quelque chose de sucré. Voici quelques idées pour calmer ces envies… tout en légèreté !


Les déclencheurs environnementaux

Qui n’a pas ressenti une faim soudaine en sentant la douce odeur du pain au chocolat en passant devant la boulangerie, ou en voyant un distributeur sur un quai de gare… Cette faim appelée « hédonique » se manifeste de manière inopinée, même si être rassasié la diminue un peu1. Sa satisfaction conduit à l’activation des centres du plaisir du cerveau (pallidum ventral et noyau accumbens, en particulier), renforçant le sentiment de bien-être lorsque l’on mange ces aliments.

Pour la contrer, la meilleure stratégie est d’adapter son environnement (cacher les friandises à la vue, mettre dans une boîte hermétique ce fromage dont l’odeur me tente…) ou de s’adapter en modifiant ses habitudes (changer de chemin pour éviter la boulangerie…).



Un premier pas pour « apprivoiser » ces déclencheurs
Impossible d’éliminer à tout jamais ces déclencheurs : ils sont tout autour de nous pour notre environnement ou font partie de notre vie pour les émotions… la première chose à faire est donc de prendre conscience de ce qui déclenche notre envie de manger : une émotion particulière, un lieu, une situation. Ensuite, vous pouvez essayer des parades pour mieux réagir à ce déclencheur et trouver ce qui marche pour vous. Cela vous permettra de limiter ces déclencheurs et de limiter leurs effets, les uns après les autres.


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1. Zoon HE et al. Food preference and intake in response to ambient odours in overweight and normal-weight females. Physiol Behav. 2014 Jun 22;133:190-6.

2. Patel KA, Schlundt DG. Impact of moods and social context on eating behavior. Appetite 2001 Apr;36(2):111-8.